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Réseaux (pas toujours) sociaux

  • Photo du rédacteur: vaguedemots
    vaguedemots
  • 23 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 févr.

J'entends dire que les réseaux ne sont pas la vraie vie. C'est drôle. Car j'y croise les mêmes vices. Les faux sourires simplement masqués derrière un écran tactile.



Puis, au détour d'un post, d'un like, d'un message, je vous rencontre, vous. M'apportant cette douceur manquante. Au milieu de mon quotidien débordant de solitude, ce monde virtuel est devenu mon tendre refuge. L'endroit de tous les possibles, être moi-même, m'afficher sans artifice. Le même lieu où je me sens véritablement écoutée, comprise.


On se lit, on s'écrit, et le temps tisse ce fil invisible, nous liant à travers cette façade en verre.


J'écris des mots jamais prononcés, ceux qui restent coincés en travers de la vérité, bien trop douloureux à évoquer. J'écris mes pensées, celles que je n'ai jamais trouvées. Puis, en lisant vos propres écrits, je trouve les mots que je n'arrive pas à poser. Faisant naître cet échange, le cœur à vif, offrant le sentiment d'être entourée.


Ah ! J'en ai partagé des périodes difficiles ! Mais votre présence a toujours été douce, rassurante, encourageante. Les mots s'apparentent parfois à un câlin imperceptible, permettant de se sentir moins seule, le temps d'un instant. Alors, je ne remercierais jamais assez les réseaux sociaux, car, grâce à ça, je connecte avec des personnes qui me comprennent. Grâce à ça, mes mots résonnent. Alors. Merci, du fond du cœur.


Cela fait quatre ans que mon compte existe. Au départ, c'était seulement un exutoire. Une échappatoire, une thérapie, un moyen de m'en sortir. Je prenais en photo des mots griffonnés sur mes carnets, les messages étaient maladroits, et la forme.. je ne vous en parle même pas ! Loin de penser que l'on me lirait de plus en plus au fil des années. Jamais je n'aurai cru arrivé jusqu'ici, un blog, un podcast, bientôt un livre et, surtout, des mots quotidiens échangés avec vous.


Mais au delà du côté amour, gloire et beauté, pour être honnête, il m'arrive de tomber dans le vice des chiffres, de la visibilité. Oui, je l'admets, mon besoin d'être vu prend parfois le dessus. Je me demande alors si j'en vaux la peine, si l'on m'apprécie vraiment ou s'ils espèrent seulement un commentaire ! Dans la vraie vie, est-ce qu'ils me regarderaient, est-ce qu'ils m'aimeraient ? Difficile de cerner les intentions d'autrui, même si, dans certaines situations, elles se captent à la seconde. Soit. De temps à autre, mon manque d'affection prend le pas sur la passion.


Je me suis longtemps blâmée, honteuse de tomber dans ce cercle nuisible. À savoir que beaucoup le vivent sans le dire. L'engrenage de la visibilité, de cet amour que l'on reçoit. Un post m'a frappée l'autre fois, il disait que l'on a tendance à croire que 20 likes, c'est peu ! Alors, imaginons 20 personnes devant soi, nous donnant un compliment. C'est finalement énorme ! Les réseaux sociaux peuvent modifier notre perception, et j'ai envie de dire, rien d'anormal lorsqu'on baigne dedans. Le plus important est d'en prendre conscience, se poser les bonnes questions, et surtout, ne pas faire tourner notre monde autour. Non, garder précieusement son petit univers à soi, car c'est là que réside le trésor.


Chiffres. Statistiques. Merde. J'ai floppé. Je suis nulle. On va m'oublier.


Pensée superficielle, besoin de validation. Dieu merci, j'arrive désormais à prendre le recul nécessaire afin de retrouver la bonne direction. Ne pas se laisser submerger par le besoin de reconnaissance, mais se demander : qu'est-ce que je n'arrive pas à m'apporter moi-même pour devoir le mendier aux autres ?


C'est drôle à quel point on se persuade qu'un simple chiffre peut révéler des choses sur soi. S'ils ne s'y intéressent, c'est que je ne suis pas intéressante. Qu'est-ce qu'il me manque ? Que vont-ils penser de moi ? Des tas de pensées réductrices apparaissent. Revenant constamment à ce besoin de validation, d'affection, de tendresse.


Et oui, derrière nos écrans tactiles, nos blessures peuvent être déclenchées, l'anxiété sociale se dessine. On doute d'un rien, on a peur de tout.


Au départ, je n'avais pas ces craintes, car je postait mes textes dépressifs en anonyme ! Ce détail mettait de la distance entre moi, et ma créativité. Cependant, lorsqu'on fusionne avec son image, il y a comme un assemblage mental. Comme si chaque mot et chiffre négatif, avait un impact directement sur notre âme. Alors, non, si ton texte du 8 juillet n'a pas marché, si Paul t'as laissé un commentaire en te disant de te s*ic*der, ce n'est pas parce que tu ne vaux rien, ce n'est pas que tu es minable. En fait, on s'en branle ! *true story!*


Dès que mes peurs prennent le dessus, je me rappelle de : faire les choses avant tout pour moi et non pour les autres. C'est dans l'authenticité que l'on touchera les âmes sur du long terme. S'adapter ne donnera qu'une récolte passagère. Alors, c'est encore et toujours que j'écris, le cœur au bout des doigts pour panser l'invisible.


Prenez soin de vous, puis rappelez-vous : votre valeur n'est pas, et ne sera jamais définie par votre popularité. Construisez avec ce qui vous anime. Portez ce message qui vous brûle. Ces mots, ces choses que vous souhaitez incarner. Allez vers ce qui vous attire, ce qui vous fait vibrer. Qu'importe les chiffres. Qu'importe si ça marche. Vous êtes bien plus que ça, oui, vous êtes inestimables. Aimez-vous bon sang.. que dis-je.. AIMEZ-VOUS BORDEL DE MERDHAAAN !!


PS : sachez que je me sens très vulnérable à présent .. hihi ! Mais j'aurai aimé lire ces mots et me dire "putain, moi aussi je ressens ça, je ne suis pas seule". Alors, j'espère que ce texte vous enlacera et vous donnera le sentiment d'être compris.e ! Bisous les copaings :)

Sources : El famoso post instagram de @businessdemeuf

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